Ci-dessous vous trouverez les principaux constructeurs de VAE et quelques-uns de leurs modèles :
Difficile de s’y retrouver : Le problème est de savoir qui fabrique quoi.
La Chine est le premier fabricant mondial de vélos électriques, de pièces de vélos électriques, de moteurs et de batteries. Les chinois produisent essentiellement pour leur marché local. La qualité est souvent médiocre car la culture locale est pour l’instant celle de la consommation à court terme : j’achète pas cher (un vélo électrique en chine coûte environ 100$) , ça tombe en panne, je bricole, je jette.
Les notions de fiabilité et de sécurité ne sont pas les mêmes qu’une Europe. Inutile de parler d’une quelconque garantie.
En Chine, la vitesses est limitée à 20 km/h, et les principales villes sont plates. L’usage est exclusivement utilitaire. En conséquence, les chinois privilégient l’autonomie par rapport à la puissance. De même, à 20 km/h sur le plat, le freinage n’a pas la même importance qu’à la descente de l’Alpe d’Huez.
Bref, les besoins Européens ne sont pas les besoins Chinois, et l’achat d’un vélo électrique chinois en France génère en général de grosses déceptions.
Et chez nous ?
Soyons clairs : il n’y a pas de fabrication de pièces de vélos électriques en France. Tout est importé. Le « made in France » mis en avant par un vendeur est donc de fait une tentative d’enfumer le consommateur.
Ce qui existe en France :
1) Des vrais assembleurs en France de pièces venues d’ailleurs :
- Matra assemble à Romorantin sur ses cadres des ensembles moteur-batteries d’une petite entreprise canadienne : BionX.
- Intercycles (Arcade) assemble à La Roche sur Yon sur ses vélos des ensembles moteur-batterie taiwanais : TranzX.
- Cycleurope (Gitane) assemble à Romilly sur Seine sur ses vélos des ensembles moteur-batterie japonais de marque Panasonic.
Les systèmes d’assistance sont plus ou moins fiables, mais en tout cas, les assembleurs assurent un vrai SAV, une vraie garantie. L’acheteur est au moins sur de ne pas se faire avoir, le prix que vous payez est vraiment le travail d’ouvriers français.
Les importateurs :
Les vélos sont entièrement fabriqués en Chine, mais les importateurs essaient souvent de le cacher : « nous sommes une marque française… » et si on insiste : « notre usine est en Chine ». En réalité, ces marques ne sont qu’un client parmi des centaines d’autres de grosses usines chinoises qui ne leur appartiennent absolument pas. Ces vélos arrivent souvent semi-assemblés pour réduire le volume de transport. Les importateurs finissent de serrer le guidon et les roues à l’arrivée du conteneur, ce qui justifie de poser une étiquette « made in France »
Citons les plus connus : ISD, Easy bike, Easy move, Pom Pom, Liberty Cycles, Flyingcat, etc. (il en apparait de nouveaux toutes les semaines). La grande distribution se met également à vendre du vélo électrique qui sort des usines voisines. Ces produits sont commercialisés en Chine à 200 $, et c’est là leur valeur réelle.
Que penser ce ces vélos ?
Certains sont de qualité acceptables. Ils peuvent convenir si vous êtes peu exigeant en terme de fiabilité, de longévité, de confort et de performance. Sachez toutefois que le prix de ces vélos est constitué principalement par du transport, des taxes, du marketing et la marge des importateurs. A la base cela reste le niveau technologique d’une 4L au temps de la Toyota Prius…
Les marques Européennes :
Les Hollandais, les Allemands, les Suisses ont une vrai tradition de l’usage du vélo, une vraie industrie du cycle et une vraie exigence de qualité et de fiabilité. Ils ont de vrais bureaux d’études qui produisent pour de vrai des innovations.
- Le hollandais Sparta a mis au point le système « Ion » un des systèmes les plus aboutis techniquement et dont la gestion de l’assistance et le suivi SAV sont incontestablement les meilleurs du marché.
- Le Suisse Flyer a mis au point le système d’assistance au pédalier qui a été perfectionné par le japonais Panasonic. Ce Système extrêmement performant, intuitif et fiable a été adopté par plusieurs grandes marques de vélo.
- L’allemand Kalkhoff utilise également le système panasonic et a développé une batterie de 18 Ampères-heures (autonomie réelle > 100 km !).
- Autre marque à utiliser le système Panasonic : l’espagnol BH
- Le hollandais Gazelle a mis au point le Système « Innergy »
- Bosch vient de développer en parteanriat avec Cannondale, un système d’assistance au pédalier très coupleux et innovant. Il équipe également une dizaine d’autres modèles de VAE de grandes marques (KTM, VSF Fahrradmanufaktur, etc…)
Ces vélos sont plus chers (à partir de 1800 €), mais l’acheteur est vraiment à la page technologiquement et est certain de faire un bon choix.
